Aujourd’hui la presse a fait écho d’une information sur le Gamou de la famille de El Hadji Rawane Ngom. Il semblerait que cette grande famille religieuse serait mécontente de la quantité de riz que l’Etat a envoyé pour aider à l’organisation du Gamou 2010, comparée à ce qui a été donné pour d’autres évènements religieux.
S’il serait avéré que la famille de El Hdji Rawane connait une iniquité dans ce domaine, cette famille a absolument raison de manifester son mécontentement. En effet l’Etat doit être équitable envers tous les citoyens et envers toutes les communautés nationales.
Mais l’Etat a-t-elle raison de distribuer du riz et de l’argent lors des Magals, Gamous, Pèlerinages et autres évènements religieuses ?
L’aide de l’Etat n’est-elle pas plus attendue pour les choses que les populations ne peuvent pas accomplir elles même lors des évènements religieux?
· Réfection de routes pour éviter les accidents
· Veiller à ce que l’eau et l’électricité et viennent pas à manquer
· S’assurer que les conditions de santé et d’hygiène sont correctes afin d’éviter qu’une épidémie se déclenche lors de ces évènements et mette en risque tout le pays.
· Et pour ce qui est des denrées, le rôle de l’Etat ne devrait-il pas se limiter à faire en sorte qu’elles ne soient pas en rupture
Les communautés religieuses qui prennent la décision et la responsabilité d’organiser des évènements ne devraient-elles pas assurer elles même les besoins en nourriture de leurs fidèles ?
Et si l’Etat dispose de riz ou d’argent à distribuer, je pense à mon humble avis qu’il devrait le donner aux nécessiteux qui ne manquent pas au Sénégal. Les pauvres, les victimes d’inondations, les handicapés etc…
Les leaders des communautés devraient pro activement renoncer à cette aide et demander à l’Etat de la donner aux plus indigents du pays. Cela éviterait à celui-ci des dépenses non nécessaires et des polémiques inutiles.
Mais tout ce passe comme si certains hommes politiques font tout pour créer ou exacerber certaines ‘’rivalités ‘’ entre les communautés religieuses. Heureusement les dirigeants de ces communautés sont suffisamment intelligents pour ne pas tomber dans des polémiques stériles et contre productives.
Par S. Cheikh Fatma Mbacke ibn S. Moustapha Bassirou (http://cheikhfatma.bloguez.com/)
Note : S. Cheikh Fatma est ingénieur informaticien et directeur informatique d’une grande multinationale. Il est également recteur de la Mosquée Al-Abrar sis à Keur Serigne Moustapha Bassirou Mbacke à Golf Nord Guédiawaye. Il est aussi Président du Groupe Scolaire Franco Islamique AL-BACHIR (www.groupealbachir.com).
















